Après 45 minutes de traversée, débarquez sur 85 km² de roches schisteuses. Bienvenue au large des côtes morbihannaises, à Belle-Île !
L’océan y a façonné des paysages dominés par une nature exceptionnelle, des falaises de la côte sauvage aux criques de sable fin. Et quelle meilleure façon de s’imprégner de cette atmosphère que d’en parcourir les 87 kilomètres de sentier côtier. Mais Belle-Île, c’est aussi un bout de campagne en pleine mer… Une centaine de villages aux maisons typiques et colorées s’égrène sur les 4 communes belliloises. Belle-Île « la bien nommée » ne l’est pas seulement en été… D’ailleurs, un bon coup d’embrun pendant une tempête hivernale… le rêve !
La taxe de séjour, une ressource essentielle à la collectivité…
Entre 420 000 et 450 000 visiteurs débarquent chaque année à Belle-Île… Certains se contentent d’une journée, d’autres d’un week-end, d’une semaine et parfois plus. Force est de constater que loin devant, le tourisme est le premier moteur de notre économie insulaire.
La collectivité, et plus particulièrement la Communauté de Communes, est à la fois responsable de son maintien, de sa promotion mais doit également assumer des coûts supplémentaires imputables à ces fluctuations de population et aux services qu’il convient d’apporter.
Parmi les 27 thèmes de compétences gérés par la CCBI, quasiment tous sont liés ou impactés par le tourisme de près ou de loin. Depuis l’approvisionnement en eau potable, jusqu’à la collecte des déchets, en passant par la gestion des espaces naturels et de son sentier côtier, la surveillance des plages, les bus Taol Mor, les itinéraires cyclables, l’aérodrome… bref, qu’on le veuille ou non, la vie de la Communauté de Communes est intimement liée au fait touristique.
Parmi cette myriade de compétences, la CCBI est responsable de « l’accueil, l’information et la promotion touristique » et confie, pour partie, cette mission à l’Office de Tourisme de Belle-Île-en-Mer. À ce titre, la collectivité participe au financement de cette association « loi 1901 ».
Assumer ces compétences demande des moyens, beaucoup de moyens… et il est nécessaire que les visiteurs participent, à nos côtés, à cet effort pour ne pas léser la population locale.
C’est pour cette raison que le gouvernement français a instauré la taxe de séjour dès 1910. Elle concerne toutes les communes, groupements de communes ou départements ayant une vocation touristique ou menant des actions de protection de l'environnement (loi n° 88-13 du 5 janvier 1988).
Pour les îles, la taxe Barnier (loi n° 95-101 du 2 février 1995) s’ajoute à ce dispositif mais cette ressource est réservée à la protection des espaces naturels.
À Belle-Île, la taxe de séjour est perçue par toutes les entreprises ou particuliers hébergeant des visiteurs (campings, hôtels, port de plaisance, loueurs de meublés…). Les sommes perçues sont ensuite reversées à la Communauté de Communes et représentent environ 180 000 € par an. Mais les recettes fluctuent énormément et nombreux sont les hébergeurs qui omettent de reverser leurs taxes de séjours. Elle est pourtant essentielle, vitale, à la vie d’une collectivité touristique comme la nôtre ! Elle répartit un peu l’effort pour participer au fonctionnement de la Communauté de Communes.
À cette fin, il est important de rappeler aux hébergeurs que le reversement de la taxe de séjour doit être fait avant le 20 décembre.