La préservation des écosystèmes remarquables
Titre

Les écosystèmes remarquables
Avec 1 500 hectares de landes littorales à bruyère vagabonde, de pelouses de hauts de falaise, de dunes et de milieux humides ou forestiers, les écosystèmes bellilois sont particulièrement riches.

Les écosystèmes terrestres
Bruyère vagabonde

Des landes rases uniques en Europe, à maintenir ouvertes


Les landes rases à bruyère vagabonde sont une association végétale unique en Europe…
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Des landes rases uniques en Europe, à maintenir ouvertes

Bruyère vagabondeLa lande à bruyère vagabonde Les landes rases à bruyère vagabonde sont une association végétale unique en Europe : les bruyères vagabondes, ciliée et cendrée, se mélangent à l’ajonc maritime dont les fleurs jaunes sentent la noix de coco. C’est un milieu très rare et Belle-Île concentre 80% des surfaces européennes de cet écosystème.

L’objectif
Conserver et restaurer les landes à bruyère vagabondes, lutter contre leur embroussaillement par des espèces dites banales qui appauvriraient le milieu. Leur conservation est une priorité et l'équipe des espaces naturels veillent à restreindre leur piétinement.

Les actions
D’abord, faucher régulièrement la lande et broyer les végétaux « indésirables » pour maintenir le milieu. Pour encore plus d’efficacité, on fait appel à la chèvre des fossés, une race ancienne, rustique, adaptée au milieu et qui n’a pas son pareil pour brouter ronciers, pruneliers, ajoncs. Bien plus sélective que l’homme, elle permet de restaurer la végétation tout en conservant la biodiversité spécifique des landes.

Les landes à bruyère vagabonde à Belle-Île

Erica vagans. Floraison : août à septembre.
La bruyère vagabonde est le symbole de la richesse écologique de Belle-Île-en-Mer, seule île avec Groix où cette association de végétaux est présente. Par son caractère unique, la bruyère vagabonde est protégée mais tend à disparaître par l'arrachage progressif des zones de landes intérieures au profit de la maïsiculture et surtout, en zone littorale, sous la pression destructrice des goélands (les déjections de l'oiseau, riches en nitrates provoquent un changement dans l'écosystème).


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Les pelouses de haut de falaises

Les pelouses et falaises battues par le vent et les embruns


Au sommet des falaises, les pelouses soumises au vent et aux embruns abritent des espèces rares…
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Les pelouses et falaises battues par le vent et les embruns

Les pelouses de haut de falaisesAu sommet des falaises, les pelouses soumises aux vents et aux embruns sont dites aérohalines, c’est-à-dire adaptées aux conditions extrêmes. Elles abritent également des espèces végétales rares, parfois endémiques, et sont extrêmement sensibles au piétinement. Des cheminements piétonniers sont aménagés par l'équipe des gardes du littoral.
Ce milieu naturel original constitue un habitat privilégié pour de nombreuses espèces animales remarquables, notamment le crave à bec rouge.

L’objectif
Maîtriser la fréquentation piétonne et automobile pour conserver (et restaurer) les pelouses de haut de falaise et, par ricochet, préserver l’aire d’alimentation du crave à bec rouge, oiseau emblématique de Belle-Île.

Les actions
Préserver les pelouses des hauts de falaise est facile : il suffit de ne plus y mettre les pieds. Des monofils et de la signalétique sont posés, et de simples lignes de cailloux orientent le visiteur.

Exemple de signalétiqueMonofilsGanivellesCailloux

Crave à bec rougeLe crave à bec rouge

Le crave est une espèce d'oiseaux de la famille des corvidés se nourrissant d’insectes. C’est un oiseau terrestre assez commun sur les pelouses d’altitude alpines et très rare sur le littoral. Il trouve ici, à l’image de la montagne, des pelouses et des falaises très peu modifiées par l’Homme.
Son cri d'appel, sonore et retentissant, fait penser au bruit d’un laser. Le crave à bec rouge se met en couple pour la vie, fidèle à son compagnon mais aussi à son site de reproduction situé dans les infractuosités des falaises.
Il est l’emblème des richesses faunistiques de Belle-Île et témoigne de la bonne santé des écosystèmes insulaires.


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Les dunes de Donnant

Les dunes, sel et sécheresse, un équilibre fragile et riche


Donnant et Baluden, les deux ensembles de dunes les plus remarquables de Belle-Île, sont infiniment fragiles…
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Les dunes, sel et sécheresse, un équilibre fragile et riche

Les dunes de DonnantDonnant et Baluden, les deux ensembles de dunes les plus remarquables de Belle-Île, sont infiniment fragiles : quoi de plus mobile que le sable, cette roche qui coule entre les doigts et s’envole au moindre souffle de vent ? À l’image de la mer, le fonctionnement des dunes est mouvant : elles ne sont fixées que par la présence d’une végétation particulière aux racines traçantes.
Le Panicaut des dunes, plante caractéristique de ce milieu, est devenu l’emblème du Conservatoire du littoral.

Retour sur le site d’Herlin-Baluden en images :

Baluden en 1907 Baluden en 2007Baluden en 2013Baluden à la fin de l'hiver 2013-2014

L‘objectif
Simplement conserver et restaurer les dunes… Plus précisément, laisser les algues s’accumuler en haut de plage pour que la laisse de mer puisse jouer son rôle et favoriser l’accumulation du sable sans contraindre sa mobilité.

Plantation d'oyasPose de ganivellesLes actions
Là encore, il s’agit de se retrousser les manches pour poser des ganivelles favorisant l’accumulation du sable, canaliser les accès aux plages et empêcher le développement de chemins, nettoyer les plages à la main pour enlever les déchets sans enlever algues et morceaux de bois qui permettent à la végétation de s’installer.

Exemples de travaux sur les dunes : pose de ganivelles et plantation d’oyats.

 

Les dunes et leur formation

Ces fragiles édifices de sable couvrent une soixantaine d’hectares à Belle-Île, ils se caractérisent par une très grande diversité de plantes, parfois rares et toutes adaptées à la sécheresse.
Ce milieu s’organise en 3 bandes parallèles :

  • 1 • Appuyée sur les algues déposées en haut de plage se développe d’abord la dune embryonnaire.
  • 2 • Transporté par le vent, le sable est ensuite piégé quelques végétaux pour former la fragile dune mobile.
  • 3 • Dernière étape de la migration éolienne des sédiments, la dune fixée abrite de nombreuses espèces rares et protégées.

La formation des dunes


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Le marais de Ster-Vraz

Les autres milieux terrestres remarquables


Même s’ils sont moins étendus, Belle-Île abrite de nombreux autres écosystèmes de plus ou moins grande valeur patrimoniale…
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Les autres milieux terrestres remarquables

Le marais de Ster-VrazMême s’ils sont moins étendus, Belle-Île abrite de nombreux autres écosystèmes de plus ou moins grande valeur patrimoniale. Il convient également de veiller à leur conservation. Parmi eux, on peut citer :

• d’autres milieux protégés :

  • des zones humides (prairies humides à molinie, roselières, mégaphorbiaies),
  • des boisements rares comme les ormaies de ravins,
  • les pelouses d’affleurement intérieures.

• Des milieux moins rares mais abritant des richesses remarquables par leur flore et faune associés :

  • les fourrés à ajoncs et pruneliers typiques du littoral,
  • les zones à fougères,
  • les espaces prairiaux,
  • les saulaies.
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Les écosystèmes marins
Maërl

Le maërl, du corail à la bretonne


Le banc de maërl de Belle-Île s’étend sur 1 500 hectares, un des plus importants d’Europe…
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Le maërl, du corail à la bretonne

MaërlLe banc de maërl de Belle-Île s’étend sur 1 500 hectares, un des plus importants bancs de maërl d’Europe. Constitué d’algues calcaires rougeâtres dont l’aspect peut faire penser à du corail, il s’accumule librement sur le fond. Ce banc joue un rôle essentiel pour la biodiversité marine du site puisqu’il conditionne la présence de centaines d’espèces.
Ce milieu marin est l’un des plus prolifiques d’Europe, mais il peut être considéré comme une ressource non renouvelable du fait de la lenteur du développement de ces algues calcaires. Ainsi, et à l’instar des récifs coralliens, il est très sensible.

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Herbier de zostères

Les herbiers de zostères, prairies sous-marines


Avec plus d’une trentaine d’hectares, les herbiers de zostères ne sont pas très étendus autour de Belle-Île…
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Les herbiers de zostères, prairies sous-marines

Herbier de zostèresAvec plus d’une trentaine d’hectares, les herbiers de zostères ne sont pas très étendus autour de Belle-Île et surtout morcelés. Ces prairies sous-marines sont de véritables nurseries et des garde-manger pour la faune aquatique… Ce milieu devient encore plus passionnant lorsqu’il se développe ici ou là sur du maërl constituant un écosystème presque endémique.
Le zoostère n'est pas des algues. Il s’agit d’une plante à fleur sous-marine. Pour cette raison, les zones occupées par les herbiers sont de véritables prairies sous-marines.

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Une forêt de laminaires

Les champs de laminaires, des forêts sous-marines


Les fonds marins bretons sont réputés pour l’importance des « forêts de laminaires »…
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Les champs de laminaires, des forêts sous-marines

Une forêt de laminairesLes fonds marins bretons sont réputés pour l’importance des « forêts de laminaires », grandes algues. Ce milieu touffu permet le développement de nombreuses espèces.

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Les autres milieux marins remarquables


  • les champs de blocs,
  • les grottes marines,
  • les tombants à pouces-pieds.

Les actions


Le nettoyage des plages Les espèces invasives L’entretien des sentiers côtiers Le pâturage

 

La flore et la faune de Belle-Île


La flore La faune

La situation climatique et l’isolement insulaire ont favorisé une richesse botanique de premier plan au niveau européen, comme en témoigne la quarantaine d’espèces végétales protégées et les quelques plantes endémiques présentes à Belle-Île.

 

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