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La plage, un milieu vivant


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La plage, un milieu vivant

   
 

Des écosystèmes rares et protégés

Quelques écosystèmes remarquables

Des landes aux falaises, les riches milieux terrestres !

Les landes de Belle-Île, un écosystème unique
Caractéristiques des côtes rocheuses bretonnes, les landes rases du littoral couvrent plus de 300 hectares à Belle-Île : elles sont principalement composées de landes à bruyère vagabonde. Ces landes particulières forment un milieu naturel unique en Europe, leur conservation est ainsi une priorité. Pourtant de nombreux cheminements les dégradent…

Les landes à bruyères vagabondes

Des végétations de hauts de falaises sensibles au piétinement
Aspergées par les embruns, couchées par le vent, les pelouses littorales surplombent les hauts de falaises de la côte sauvage. Ce milieu naturel original, soumis à des conditions difficiles, est sensible au piétinement c’est pourquoi des cheminements piétonniers sont aménagés. On trouve à Belle-Île de nombreuses espèces rares et protégées.

Végétation de haut de falaises

Les dunes, un milieu naturel fragile et riche
Ces fragiles édifices de sable couvrent une soixantaine d’hectares à Belle-Île. Ce milieu s’organise en 3 bandes parallèles :
1) Appuyée sur les algues déposées en haut de plage se développe d’abord la dune embryonnaire
2) Transporté par le vent, le sable est ensuite piégé par quelques végétaux pour former la fragile dune mobile
3) Dernières étapes de la migration éolienne des sédiments, la dune fixée abrite de nombreuses espèces rares et protégées.
La formation des dunes

Donnant et Baluden sont certainement les 2 ensembles dunaires les plus remarquables de l’île, mais la mobilité du sable rend ces constructions naturelles très fragiles.

Les dunes de Baluden et de Donnant

D’autres milieux naturels…
Même s’ils sont moins étendus, Belle-Île abrite de nombreux autres écosystèmes de grande valeur patrimoniale. Il convient donc également de veiller à leur protection. Parmi eux on peut citer : le boisement d’ormes situé sur une pente escarpée du vallon de Locmaria ou encore le pré-salé saisonnier de Donnant…

D'autres milieux naturels

Des espèces animales et végétales remarquables
Dans une situation climatique originale (caractères méditerranéens en Bretagne sud), Belle-Île est reconnue pour sa grande richesse floristique. Ainsi le site n’abrite pas moins de 28 espèces végétales de forte valeur patrimoniale et/ou protégées au niveau régional, national et européen.
Depuis certains papillons, jusqu'à la mouette tridactyle, les espèces animales sont également nombreuses à côtoyer l’île et plus les milieux naturels sont en bonne santé plus les espèces animales sont nombreuses…

Des espèces animales et végétales remarquables


Des richesses marines méconnues !

Maërl Le maërl, du corail à la bretonne
La côte nord de Belle-Île abrite sur plus de 1 500 hectares un des plus importants bancs de maërl d’Europe. Constitué d’algues calcaires rougeâtres s’accumulant librement sur le fond, le banc joue un rôle essentiel pour la biodiversité marine du site puisqu’il conditionne la présence de centaines d’espèces.
Ce milieu marin est parmi les plus prolifiques d’Europe, mais il peut être considéré comme une ressource non renouvelable du fait de la lenteur du développement de ces algues calcaires. Ainsi, et à l’instar des récifs coralliens, il est très sensible.

Les herbiers de zostères, prairies sous-marines
Avec quelques 16 hectares, les herbiers de zostères ne sont, autour de Belle-Île, que peu étendus. Ces prairies sous-marines sont de véritables nurseries et des garde-manger pour la faune aquatique…Ce milieu devient passionnant lorsqu’il se développe ici ou là sur du maërl. Mais attention, fragile !

Herbiers de zostères

Des forêts sous-marines accrochées aux rochers
Les fonds-marins bretons sont réputés pour l’importance des « forêts de laminaires », grandes algues. Ce milieu touffu permet le développement de nombreuses espèces… les chasseurs sous-marins le savent bien !
Malheureusement, ces forêts sous-marines sont autour de Belle-Île de plus en plus exiguës.
L’augmentation des températures moyennes de l’eau de mer pourrait être l’une des causes de cette régression inquiétante pour la biodiversité.
Le pouce-pied, fixés sur les rochers, est visible à marée basse. Ce petit crustacé constitue à Belle-Île une des plus importantes populations européennes.

Forêts sous-marines et laminaires

D’autres milieux marins remarquables
Depuis la plage jusqu’à des profondeurs importantes, les fonds marins bellilois regorgent de richesses méconnues. Elles sont pourtant, elles aussi, fragiles et méritent d’être sauvegardées en apprenant ensemble à mieux les respecter… Citons seulement ici les estrans rocheux qui regorgent d’une diversité d’espèces impressionnante.

Des milieux marins remarquables

 
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