La gestion des déchets à Belle-Île
Titre

La collecte des ordures ménagères1 · La collecte

1 200 bacs roulants et 80 bornes d’apport volontaire maillent le territoire de Belle-Île. Les usagers doivent se conformer aux consignes indiquées sur les bacs et formalisées dans le règlement associé.
L’ensemble des déchets ménagers et assimilés qui, par leur nature, leur quantité ou leur encombrement, ne pourraient être collectés, doivent être déposés en déchèterie. La collecte des bacs roulants est organisée avec des fréquences prédéfinies (en fonction de la saison), et celle des bornes déclenchée en fonction de leur remplissage.
Chaque année, les véhicules de collecte parcourent l’équivalent en kilomètres de plus d’une fois le tour de la terre.

Le compacteur sur le centre d'enfouissement2 · L’Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND)

Une fois la tournée d’ordures ménagères (bacs à couvercle verts) achevée, les bennes à ordures ménagères vident le contenu de la collecte dans le casier n°3 de l’ISDND (ou centre d’enfouissement) de Chubiguer. Un compacteur à pieds de moutons entre ensuite en action afin limiter le volume des déchets et de prévenir les envols.
La saturation du casier est prévue en 2025. Il sera alors fermé, recouvert d’une couche d’argile puis végétalisé.

Le quai de transfert des emballages recyclables3 · Le quai de transfert

Les emballages ménagers (bacs jaunes) sont déposés dans une fosse dans l’attente de leur évacuation. Ils sont ensuite chargés dans une benne avant évacuation vers Vannes en vue d’être triés.

 

Pour tasser les bennes…4 · La déchèterie

Elle est accessible aux particuliers et aux professionnels et son fonctionnement est régi par un règlement.
Sont triés en vue de leur recyclage : le carton, la ferraille, le bois, les déchets électroniques…
Sont pris en charge en vue de leur traitement : les déchets verts, le tout-venant, les gravats des particuliers, les déchets dangereux…

 

La ressourcerie « Le Chtal »

Afin de limiter les volumes de déchets produits, la Ressourcerie Le Chtal a été créée route de Bangor à Palais par l’association Valorise et accepte les vêtements, meubles en bon état, matériels et appareils qui fonctionnent, les livres, bibelots…

Le broyage des déchets verts5 · Le broyage

Les déchets verts réceptionnés en déchèterie sont ensuite broyés grâce à un nouvel équipement livré en 2012. Le broyat obtenu est ensuite réutilisé sur l’ISDND afin de végétaliser les casiers qui n’accueillent plus de déchets.

Grutage d'une benne pour l'expédition par bateau6 · Le cabotage

Depuis 2011, le transfert des déchets sur le continent est réalisé par les caboteurs de TMC, directement vers Vannes par voie de mer.
Lorsque les bennes sont pleines, elles sont déposées sur les quais à Palais et sont grutées sur le Taillefer 3 ou le Guédel 3. Ce sont près de 500 bennes par an qui font l’aller-retour entre Belle-Île et le continent.

Le centre de tri7 · Le centre de tri

Les emballages ménagers sont réceptionnés sur le centre de tri en vue de séparer le plastique, l’acier, l’aluminium, les cartonnettes et les briques alimentaires. Des balles de déchets sont ensuite constituées et acheminées vers le lieu de leur recyclage.

 

8 · Le recyclage sur le continent


  • Le verre est refondu afin de produire de nouveaux contenants en verre, notamment à Cognac (16).
  • La ferraille, après un tri à Vannes, est livrée dans différentes fonderies européennes
  • Le papier est directement envoyé vers le site de Celluloses de la Loire (situé à Allaire - 56) afin d’être transformé en boîtes à œufs.
  • Le bois, une fois broyé à Montoir (44), est utilisé pour réaliser des panneaux de contreplaqué et de mélaminés sur un site en Vendée.
  • Les déchets des équipements électriques et électroniques sont envoyés à Lorient en vue d’être démantelés et recyclés.

9 · Le traitement sur le continent


  • Le tout-venant est enfoui sur une ISDND exploitée par Charier TP et située à la Vraie Croix où le biogaz produit par les déchets est valorisé en chaleur et en électricité.
  • Les déchets dangereux sont regroupés et triés à Saint-Jacques de la Lande (35) avant d’être envoyés vers les filières de traitement ou de valorisation adaptés

Pour de plus amples informations, notamment sur les tonnages produits et les coûts du service, le rapport annuel est consultable en ligne.

Le financement du service

En 2007, les élus communautaires ont confirmé leur volonté de s’appuyer sur la Redevance d'Enlèvement des Ordures Ménagères (REOM) pour financer le service public de la collecte et du traitement des déchets ménagers et assimilés. Ce mode de financement s’oppose à la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) qui est, elle, indexée sur la valeur locative des biens.

Le budget « déchets ménagers et assimilés » est un budget annexe et doit donc s’autofinancer. En plus des recettes tirées de la revente de matériaux et des soutiens Éco-Emballages notamment, seule la REOM peut venir équilibrer le budget. Les tarifs de la REOM (à laquelle les professionnels sont également assujettis) sont revus chaque année en tenant compte :

  • de l’évolution des charges du service (qu’il faut tendre à stabiliser ou à réduire),
  • du résultat de l’exercice précédent (en n’oubliant pas de tenir compte des investissements à prévoir à moyen terme),
  • de l’évolution du nombre et de la composition des contributeurs (foyers, secondaires, professionnels),
  • et des éventuels arbitrages / rééquilibrages entre les contributeurs (afin de faire correspondre au mieux coûts réels et facturation).

La REOM a été élaborée en fixant l’assiette au nombre de personnes au foyer pour les résidences principales et forfaitairement pour les résidences secondaires. Les professionnels sont classés selon des catégories et/ou en fonction de la nature de leur activité. Ces tarifs et catégories avaient été établis dans un souci de tarification équitable et de lisibilité pour le contribuable, tout en assurant l’équilibre financier du service.
Une étude interne a été menée sur les exercices 2012 et 2013 afin de tendre vers plus d’équité entre les contributeurs au service public de collecte et de traitement des déchets ménagers et assimilés. Cela s’est traduit sur 3 ans par une baisse pour les particuliers (entre 20 et 60€ par foyer, entre 20 et 90€ par résidence secondaire) et un rééquilibrage chez les professionnels (contribution plus importante des grosses structures et des gros producteurs).

Vous pouvez consulter le règlement de facturation.

Vous pouvez choisir de payer la REOM par prélèvement en adressant votre demande à i.barbedor@ccbi.fr

Vos déchets à la loupe

Dans le cadre de l’élaboration du Programme Local de Prévention (PLP) des déchets ménagers et assimilés, l’équipe du bureau d’études Awiplan a découvert en janvier le contenu de 1550 kg d’ordures ménagères. Vous pouvez télécharger les résultats en bas de page…

 

 

 

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